Les photos ont été prises soit au collège en salle 217 soit à l'occasion de trois sorties sur la Promenade des Anglais avec des élèves de la 5e7.
Vous trouverez des liens vous permettant de voir, de revoir nos travaux des années passées.
Le projet mené à bien autour du thème de la Promenade des Anglais sera exposé à partir du Lundi 22 juin au Théâtre de la Photographie et de l'Image. Il est déjà visible en cliquant ici.
Installation d'un studio au collège tout d'abord
En salle 217, nous avons installé un studio équipé d'un éclairage d'appoint pour bénéficier d'une lumière que l'on puisse mieux contrôler. Le flash était notre seule source de lumière. On changeait le fond en fonction des photos et on éteignait les lumières du plafond.
Ci-dessous, une partie de l'installation et du matériel utilisé.
Qu'avons-nous voulu faire cette année ?
Mais, cette fois, pour chaque séance de prises de vue, le défi était d'utiliser un accessoire.
Premier thème: le portrait ... mais avec un accessoire.
Comme accessoires, nous avons utilisé deux saxophones, une chambre photographique de 1897 (et qui fonctionne !), une ombrelle japonaise, une peluche ... Le fond était un tissu noir opaque uni suffisamment éloigné des modèles. En effet, il fallait éviter que le fond ne soit trop éclairé.
Prenons l'exemple d'une séance réalisée cet hiver avec Sarah et Chaïma de 3e2. Les négatifs obtenus ont donné ceci
Difficile de se faire une idée très précise du résultat final ! On a donc fait une planche contact qui nous permet de sélectionner les tirages à réaliser.
Voici la planche contact et au crayon gras rouge les photos intéressantes pour les tirages finaux
La vue 24 attire notre attention.
On a fait d'elle un tirage argentique baryté dit "à ton chaud", dans son révélateur dédié.
Pour Sarah, il a été prévu qu'elle revienne au moment d'une autre séance, en portant cette fois des bijoux.
Puis, le temps d'exposition correct fixé, on travaille avec les masquages par dessus l'image.
Chaque tirage argentique est unique.
Les séances réalisées en salle 217 nous ont amené aussi à nous interroger sur la question suivante:
Les différentes photographies réalisées peuvent-elles nous raconter une histoire ?
La succession des poses prises par Chaïma et Sarah nous a intrigué: est-il possible que ces suites d'images, d'instantanés puissent reconstituer une histoire, un scénario ?
Car, souvent, les photos réalisées se suivent sans véritable "lien" entre elles, en particulier pour des séances au studio. Toutes les vues, du fait de la perforation de la pellicule, sont parfaitement équidistantes.
Mais parfois, sans que nous l'ayons prévu, une suite de prises de vue permet, a posteriori, de s'imaginer qu'une histoire nous est racontée.
C'est ce qui ressort d'une séance
photo avec Sarah de 3e6.
En novembre, Sarah est venue faire des photos avec son smartphone. En fonction de l'ordre des photographies, de la séquence élaborée, un scénario différent est proposé, la "fin" n'est pas identique.
Regardons la première série
Que s'est-il passé ? qu'est-ce que Sarah a pu entendre, à qui a-t-elle parlé ? abattue au début, Sarah semble si heureuse au final !
Et si nous plaçons les quatre photos dans un ordre différent, c'est une autre histoire. La troisième photo est restée à la même place dans la séquence ci-dessous.
Cette fois, on quitte Sarah qui semble abattue, en pleurs peut-être. Pour quelle raison ?
Une telle série n'a fait que figer différentes poses mais elle permet de trouver, d'isoler un moment privilégié.
Bien sûr que non ! L'idée d'utiliser des accessoires est très ancienne dans l'histoire de la photographie. Ci-dessous, la jeune Sarah Bernhardt, en 1864, s'appuie sur une colonne qui lui permet d'être bien immobile par exemple et de nous faire penser à un "décor" antique.
C'est le cas aussi avec cette dame très élégante ci-dessous et qui n'était pas une tragédienne. Elle s'appuie sur le dossier d'un fauteuil capitonné bourgeois et elle ne regarde pas l'objectif comme le lui a demandé l'opérateur. On appelle ce genre de photographie, qui fut très à la mode dans la seconde moitié du XIXe siècle, les portraits "cartes de visite".
Une telle série n'a fait que figer différentes poses mais elle permet de trouver, d'isoler un moment privilégié.
Ce moment privilégié, c'est la troisième photo
Autre question: sommes-nous les premiers à
penser à utiliser des accessoires ?
Bien sûr que non ! L'idée d'utiliser des accessoires est très ancienne dans l'histoire de la photographie. Ci-dessous, la jeune Sarah Bernhardt, en 1864, s'appuie sur une colonne qui lui permet d'être bien immobile par exemple et de nous faire penser à un "décor" antique.
C'est le cas aussi avec cette dame très élégante ci-dessous et qui n'était pas une tragédienne. Elle s'appuie sur le dossier d'un fauteuil capitonné bourgeois et elle ne regarde pas l'objectif comme le lui a demandé l'opérateur. On appelle ce genre de photographie, qui fut très à la mode dans la seconde moitié du XIXe siècle, les portraits "cartes de visite".
Cette femme nous est inconnue, pas de nom inscrit sur sa carte de visite. Seul le nom du photographe, Walery, est indiqué.
La ressemblance de cette femme et de Sarah nous a intrigué et nous avons fait le montage ci-dessous. Ce montage nous fait croire que le même modèle a vécu à des époques très différentes ou bien qu'il a changé de vêtements, qu'il a utilisé des accessoires différents au cours d'une même séance.
Regardons d'autres photos d'élèves qui ont posé dans notre studio de la salle 217 mais dont on a modifié le tirage final.
Siwar qui reprend l'ombrelle ...
... mais on décide de l'entourer d'immortelles et de freesias au laboratoire en les posant sur le papier photographique. Les fleurs laissent leur empreinte.
Cela a permis d'obtenir des tirages comme ceux-ci
Ici, Djamyoun avec un saxophone va interpréter un standard de Walt Disney (c'est sur la partition !)
Et puis Houda qui aime la musique et en particulier le chant. La voilà au moment où elle découvre la partition de l'air qu'elle doit interpréter !
On a aussi travaillé sur l'idée d'un autoportrait. Nous avons utilisé pour cela une chambre photographique 9x12 de 1897 ! Le déclenchement est possible grâce au cordon qui est relié à l'obturateur.
Sofia et Siwar ont testé cela !
Et Sofia semble étonnée que l'histoire du "petit oiseau qui va sortir" ne soit pas une plaisanterie !
Amira prise d'affection pour un tigre
Sofia regardant un livre de
Marc Riboud ("Demain Shanghaï")
Enfin, sans accessoire, juste avec une
seule source de lumière
Marc Riboud ("Demain Shanghaï")
Enfin, sans accessoire, juste avec une
seule source de lumière
Ces photographies seront exposées à partir du Lundi 8 juin 2015 à la Bibliothèque Léonard de Vinci de l'Ariane. Venez nombreux !
Voilà pour les photos prises cette année au studio de la salle 217. Nous ne sommes toujours pas sur les réseaux sociaux mais vous pouvez retrouver ce blog grâce à la vignette ci-dessous
Voilà pour les photos prises cette année au studio de la salle 217. Nous ne sommes toujours pas sur les réseaux sociaux mais vous pouvez retrouver ce blog grâce à la vignette ci-dessous
Et maintenant, place au second thème que nous avons mené à bien cette année, c'est ici et c'est autour de la Promenade des Anglais !
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